Vivre avec le VIH

 

L’annonce d’un diagnostic de séropositivité

Apprendre que l’on est porteur du VIH est déstabilisant. La façon de gérer cet événement varie d’un individu à l’autre. Il s’agit d’une crise de vie qui affecte inévitablement la personne concernée et son entourage. Grâce aux médicaments existants et à des soins plus efficaces, la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH s’est grandement améliorée. Ainsi la plupart des personnes séropositives vivent plus longtemps et peuvent envisager une vie normale.

Processus d’adaptation au VIH (étapes du deuil)

Le choc est un état psychologique empreint de douleur physique et/ou psychique. Il convient de se donner le temps d’absorber la nouvelle avant de prendre des décisions importantes. Lorsque le choc est passé, il est pertinent d’aviser son ou ses partenaires sexuels afin de les inviter à se faire dépister. Si cette démarche s’avère trop difficile, on peut obtenir de l’aide de son médecin ou d’intervenants à l’A.R.C.H.E. de l’Estrie.

Le déni suppose la présence de doutes, le refus de la réalité ou l’espoir d’un retour en arrière.

Le marchandage implique la négociation par la personne qui tente, par tous les moyens, de rétablir la situation. Par exemple, opter pour des cures miracles, croire que les résultats de laboratoire sont faux et vouloir en refaire etc.

La colère (tristesse) cache parfois une grande tristesse reliée à sa nouvelle condition. Il est important d’explorer pourquoi et contre qui elle est dirigée. Parler à quelqu’un de confiance (ami, membre de la famille, intervenant de l’A.R.C.H.E., professionnel) peut aider à évacuer ses tensions et exprimer sa peine.

La prise de conscience associée à la réalisation de l’inévitable. La honte et la culpabilité y sont parfois associées. Ces sentiments sont tout à fait normaux. Cette étape est marquée par la conscientisation des différents impacts de la maladie dans toutes les sphères de sa vie.

L’angoisse liée à la prise de consciences’accompagne parfois de tristesse, d’anxiété et dans certains cas, de dépression. Cette dernière peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie, les proches et compromettre l’adhésion aux traitements. Il ne faut pas tarder à consulter un médecin lorsqu’on ressent un ou plusieurs symptômes de dépression.

La peur de la souffrance, de mourir peut devenir obsessionnelle, paralysante. De plus des questionnements sur la direction que l’on souhaite donner à sa vie resurgissent. Le soutien psychologique s’avère un outil précieux pour adresser ces enjeux.Il existe également de l’accompagnement offert par l’A.R.C.H.E. de l’Estrie.

L’acceptation/réorganisation représente un point tournant quant aux valeurs, aux relations avec autrui, et aux habitudes de vie (activités physiques, alimentation, repos, loisirs etc.)

La transformation vise le bien-être, l’équilibre et l’intégration des divers aspects du VIH/sida au quotidien. À cette étape, plusieurs personne en profitent pour effectuer un bilan et redonner un nouveau sens à leur vie.

Informations tirées de L’Essentiel du VIH/sida du Portail VIH/sida du Québec.

 

 

Vivre avec le VIH, par Dr Bertrand Lebouché

Clinique l’Actuel à Montréal

 

 Informations sur l’adhésion aux traitements – Portail VIH du Québec

 

Campagne Je suis séropo – COCQ-SIDA

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